Consolidation de la paix, de la sécurité, de la justice et de la démocratie pour des institutions fortes et stables et pour une meilleure gouvernance.

L’État doit affirmer son rôle d’acteur principal du progrès et du développement. A cet effet, nous prônons des efforts pour affirmer l’autorité de l’Etat, renforcer la gouvernance tant politique qu’économique, mettre fin à l’impunité, garantir l’accès à une justice juste, et améliorer l’efficacité des institutions publiques grâce à la mise en place d’une administration publique, d’un système transparent et efficace de gestion des finances publiques, d’une armée et d’une police qui fonctionnent de manière efficace et avec un dévoue- ment total compte tenu des conditions de travail qui seront améliorées. La gouvernance macroéconomique sera totalement refondée pour garantir la stabilité et créer des bonnes perspectives de croissance.

La délinquance économico-financière n’aura plus de place dans le pays. Nous préconisons une stratégie militaro-sécuritaire qui mettra un terme à l’insécurité à l’Est du pays et au banditisme de rue (Kuluna).

Investissement massif, qualitatif et efficace dans le capital humain pour l’égalité du genre, plus de progrès socioéconomique et la réalisation du dividende démographique.

Un préalable majeur est de doter le pays d’un stock de capital humain important et de qualité.
Ainsi, notre vision est d’investir massivement et efficace- ment dans l’homme. Une gratuité de l’éducation de base pour des qualifications attestées et une vraie couverture santé universelle pour des femmes et des hommes forts, bien portants et prêts à travailler durement pour bâtir leur destin avec dignité et fierté. Notre vision de la formation du capital humain s’inscrira dans une série d’investissements cumulatifs durant

le cycle de vie des personnes dès la petite enfance. Nous pensons par ailleurs à la professionnalisation des filières scolaires, à une vraie politique de création des emplois, particulièrement des emplois des jeunes et enfin à une politique adéquate de rémunération pour valoriser les investissements en capital humain.

Amélioration du climat des affaires et création des conditions favorables à la mobilisation suffisante de ressources pour financer le secteur privé et le rendre compétitif.

Pour avoir un secteur privé dynamique et compétitif, l’Etat consolidera les efforts pour assainir profondément le climat des affaires et attirer davantage de capitaux. Des actions doivent être menées pour une plus grande attraction du pays à l’échelle internationale.
Une nouvelle batterie de réformes doit être mise en place pour réduire les tracasseries fiscales et administra- tives, accompagner réellement et efficacement
le secteur privé, garantir un meilleur financement
des entreprises selon leurs échelles d’activité et leurs perspectives d’affaires et de création des emplois stables et bien rémunérés. Notre vision est de doter
le pays d’un système financier dynamique et efficace mais également de créer un cadre légal permettant aux activités économiques de bien se déployer.

Diversification de l’économie
et élargissement de la chaîne de création des valeurs pour plus d’em- plois stables et bien rémunérés.

Notre vision est de renforcer les piliers actuels de l’activité économique et valoriser toutes les niches de croissance encore non-exploitées ou sous-exploitées pour plus de richesse nationale et plus d’emplois.
Cette diversification des sources de croissance devra
se consolider grâce à l’élargissement de la chaîne de création des valeurs au niveau des différentes branches d’activité pour que l’économie soit moins vulnérable aux chocs exogènes comme la Covid-19 et la guerre en Ukraine et qu’elle crée davantage d’emplois décents. Dans le secteur minier, une politique d’accroissement de la valeur ajoutée locale sera envisagée ainsi qu’une lutte contre la fraude minière. Une stratégie de relance et de transformation des industries secondaires sera déployée de manière à rendre l’économie plus complexe.

Pour ce faire, nous pensons à des actions visant à améliorer le savoir-faire et la technologie de production des entreprises nationales.

Accroissement de la productivité de l’agriculture et développement de l’agrobusiness pour garantir la sécurité alimentaire et devenir le grenier de l’Afrique.

Notre vision est de garantir le bien-être de l’homme à travers une amélioration substantielle de son système de production agricole. Notre vision est d’assainir le cadre des affaires pour attirer plus d’investisseurs privés dans le secteur agricole. Un accompagnement straté- gique, adapté et conséquent sera accordé aux petits exploitants et aux grandes entreprises pour créer toute une chaîne reliant l’agriculture à l’agro-industrie. Notre ambition est aussi de réduire le déficit de notre balance en produits de première nécessité, ce qui nous garanti- rait plus de ressources en devises et de plus grandes marges de préservation de la stabilité macroécono- mique. Nous pensons à la construction des zones agricoles comme la conséquence ou l’aboutissement d’un processus de relance, de transformation et de modernisation du secteur agricole.

Développement des infrastructures pour une mobilité quasi parfaite et un accès large et permanent à l’énergie.

L’Etat devra s’investir totalement dans le développe- ment des infrastructures pour créer les ressorts du progrès économique qui lui donnera les moyens de sa politique et lui permettront de contribuer à toutes les transformations sociales requises pour des conditions de vie meilleure. Le pays devra se doter d’un bon plan national d’aménagement du territoire et d’un programme de développement des infrastructures routières pour que la connectivité des provinces soit garantie et que les personnes et leurs biens puissent circuler librement et rapidement. Il faudra aussi lancer des programmes d’électrification et de desserte en eau potable dans tout le pays avec un schéma directeur. Au regard de l’importance des investissements à réaliser, nous aurons à élargir l’espace budgétaire et recourir à de nouvelles modalités de financement des investisse- ments publics, notamment le partenariat public – privé (PPP) et les emprunts souverains à des conditions viables.

Protection de l’environnement, accès à l’eau et à l’assainissement, et adaptation aux changements climatiques pour un cadre de vie meilleure.

L’action de l’Etat congolais devra répondre à deux principales préoccupations, à savoir : (i) établir un équilibre entre l’exploitation des ressources naturelles (forêts, flore, faune, eau, …) et les exigences de protection des écosystèmes ; (ii) et accompagner toute dégradation de l’environnement par des activités de sa régénération. Notre vision est de mener des actions qui se traduiront par la conservation des capacités produc- tives des écosystèmes du bassin du Congo dans un contexte d’adaptation des systèmes de production aux changements climatiques. Cela permettra l’optimisation de l’exploitation des ressources naturelles afin de contribuer à l’amélioration du cadre de vie des popula- tions, notamment grâce à un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement.